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Report à Montréal des funérailles de Jean Serge Joseph

L’absence de la veuve du magistrat, Rachel Acéla Joseph, bloquée à Port-au-Prince en raison d’une demande de visa canadien non encore agréée, a contraint la famille éplorée de remettre, probablement à la semaine prochaine, la cérémonie funèbre, informe Francklin Ulysse, l’un des parents ; le corps exposé vendredi soir dans un salon funéraire de Montréal

Publié le vendredi 2 août 2013

Les obsèques du juge Jean Serge Joseph - initialement prévues ce dimanche- ont été reportées à une date ultérieure à cause de l’incapacité momentanée pour son épouse, Rachel Acéla Joseph, de se rendre à Montréal, faute d’un visa que ne lui avait pas encore accordé le consulat canadien à Port-au-Prince.

Francklin Ulysse, un parent du disparu, joint au téléphone par Radio Kiskeya depuis Montréal, a indiqué que la dépouille du magistrat était exposée vendredi soir en attendant la cérémonie funèbre qui se déroulera vraisemblablement la semaine prochaine.

Des démarches entreprises concernant la délivrance du visa seraient sur le point d’aboutir, nous a confié M. Ulysse en affirmant que l’inhumation ne peut se faire en l’absence de Mme Joseph.

Naturalisé canadien, le disparu laisse en Haïti une fille également de nationalité canadienne, prête à accompagner sa mère aux funérailles auxquelles le juge Durin Duret Junior, président de l’Association nationale des magistrats haïtiens (ANAMAH), doit aussi assister au nom de ses pairs.

Francklin Ulysse a soigneusement évité d’évoquer les résultats de l’autopsie pratiquée sur le corps du juge et de conjecturer sur les conclusions de l’enquête judiciaire diligentée par le coroner du Québec (équivalent du commissaire du gouvernement) en vue de déterminer les causes du décès. Il précise que ce que la famille de Jean Serge Joseph, encore très éprouvée, souhaite pour l’instant c’est de pouvoir faire son deuil.

Trois enquêtes ont été ouvertes parallèlement en Haïti sur les circonstances troublantes de la mort, le 13 juillet dernier, du magistrat que -selon divers témoignages- le Président Michel Martelly et le Premier ministre Laurent auraient sommé de renoncer à la procédure judiciaire enclenchée suite à de graves accusations de corruption à l’encontre de la famille présidentielle. spp/Radio Kiskeya

Liliane Pierre-Paul éléments Aller à la galerie de Liliane Pierre-Paul