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Conseil électoral : les sénateurs ne participeront pas à une commission bicamérale déséquilibrée, selon le sénateur Jean William Jeanty

Il dénonce une nouvelle manœuvre du pouvoir en vue de retarder la formation de l’organisme électoral

Publié le lundi 4 février 2013

Le sénateur Jean William Jeanty (Nippes) désigné par le bureau du Sénat à la commission bicamérale chargée de désigner les représentants du parlement au conseil électoral, s’est prononcé samedi contre le déséquilibre au niveau de cette commission avec 9 députés contre 4 sénateurs.

Les 9 députés étant issus du bloc parlementaire majoritaire présidentiel, Parlementaires pour la Stabilité et le Progrès (PSP) cela révèle qu’il s’agit d’une nouvelle manœuvre du pouvoir en vue de retarder la formation du conseil électoral, considère Jeanty.

Il réfute l’argument des députés selon lequel l’effectif de la Chambre basse (99) est supérieur à celui du Sénat et que, de ce fait, sa présence au sein de la commission devrait être prépondérante par rapport à celle du Sénat (20). Pour le parlementaire des Nippes, il faut l’établissement d’une commission paritaire, comme ce fut le cas pour celle qui avait négocié l’accord du 24 décembre avec l’Exécutif portant création du collège électoral transitoire du Conseil Electoral Permanent.

Le député de Léogane, Danton Léger, qui fait partie des 9 députés désignés a clairement fait savoir qu’il y est à titre d’indépendant. Se disant proche du bloc parlementaire minoritaire (Parlementaires pour le Renforcement Institutionnel, PRI), il conditionne sa participation à la commission à une redéfinition de sa composition.

Conformément à l’accord du 24 décembre, le parlement doit arrêter son propre mécanisme afin de désigner ses 3 représentants au sein de l’organisme électoral.

La question de la représentation du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) n’est pas encore réglée après l’échec de la médiation de Religions pour la paix auprès des premiers représentants de l’entité judiciaire au sein du CEP. Ils avaient été priés de se démettre par le CSPJ.

D’un autre côté, la démission du président provisoire du CEP, Me Josué Pierre Louis, accusé de viol, est réclamée par les représentants de divers secteurs de la vie nationale. [jmd/Radio Kiskeya]

Liliane Pierre-Paul éléments Aller à la galerie de Liliane Pierre-Paul