Deux légères secousses sismiques ont été ressenties vendredi soir dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, principalement à Carrefour (sud-ouest) où des riverains paniqués ont, en nombre, gagné les rues avant de retrouver leur calme.
On ignorait la magnitude de ce tremblement de terre pour lequel les relevés scientifiques des organismes spécialisés haïtiens et étrangers n’étaient pas immédiatement disponibles.
Il n’était pas non plus possible de savoir si des victimes ont été dénombrées suite aux mouvements de foule enregistrés dans certains quartiers.
Des habitants du centre de la capitale (Bois-Verna, Nazon) ainsi que des zones périphériques de Delmas et Juvénat (est) ont rapporté avoir ressenti au moins une secousse en constatant la chute ou le glissement de certains objets.
Cette soirée agitée est venue brutalement réveiller des souvenirs douloureux au sein de la population, à la veille du troisième anniversaire du violent séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter qui, le 12 janvier 2010, avait fait 300.000 morts et frappé en plein cœur l’économie du pays.
Beaucoup d’haïtiens demeurent traumatisés depuis cette tragédie et réagissent à chaque réplique avec une vive émotion.
Des deux côtés de l’île Quisqueya, qu’Haïti et la République Dominicaine se partagent, les activités sismiques sont intenses. Tôt, vendredi matin, un séisme de magnitude 3,3, dont l’épicentre se situait à 27 km à l’est de Punta Cana, s’est produit en territoire voisin sans causer de dégâts. spp/Radio Kiskeya
