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Le badge de conseiller présidentiel de Brandt est faux, selon le Palais National

Sans oser faire un balayage de toutes les graves accusations portées par le RNDDH contre le pouvoir dans cette sale affaire de kidnapping, le porte-parole de la Présidence, Lucien Jura, dément l’information relative à l’éventuel statut de collaborateur du chef de l’Etat, Michel Martelly, que revendiquait l’homme d’affaires incarcéré

Publié le jeudi 15 novembre 2012

Le porte-parole de la Présidence, Lucien Jura, a pris jeudi le contre-pied de certaines révélations contenues dans le rapport du Réseau national de défense des droits humains sur l’organisation criminelle du présumé kidnappeur Clifford H. Brandt, dans lequel l’ONG accuse le pouvoir de n’avoir rien fait pour libérer, en octobre, les deux otages Moscoso, jusqu’à ce qu’il a été soumis à des pressions américaines.

Dans une interview à Radio Kiskeya, M. Jura a notamment démenti l’attribution à l’homme d’affaires emprisonné d’un badge du Palais National mentionnant son prétendu statut de conseiller du Président Michel Martelly.

S’appuyant sur les conclusions du service du Palais présidentiel chargé de la fabrication des cartes destinées au personnel, il affirme qu’aucune carte n’a jamais été émise au nom de Clifford Brandt. De plus, la date d’émission de ladite carte, valide jusqu’en avril 2013, ne correspond pas à celle à laquelle l’administration présidentielle avait finalisé le renouvellement de l’identification du personnel.

Le porte-parole a également fait référence à des déclarations du ministère de la justice qualifiant de faux le badge qui aurait été fabriqué à l’aide de matériels dont disposait le réseau de kidnappeurs.

Dans son rapport à charge contre le gouvernement Martelly/Lamothe, le RNDDH a fait savoir que les autorités -en dépit des informations alors en leur possession- étaient restées totalement indifférentes au sort de Nicolas et Coralie Moscoso, deux jeunes d’une riche famille, que le gang Brandt avait enlevé le mois dernier contre une demande de rançon de 2,5 millions de dollars. Il a fallu l’intervention expresse d’une haute dirigeante de l’administration américaine pour que le régime de Port-au-Prince se soit enfin décidé à mettre la police sur la piste des ravisseurs qui avait à leur tête le puissant homme d’affaires Clifford Brandt, issu de l’un des clans les plus célèbres de la classe d’affaires.

Si sur certains aspects du document l’Exécutif est prompt à réagir, en revanche, un silence assourdissant est constaté depuis la mise en isolement suivie de l’arrestation pour appartenance présumée au gang Brandt de cinq policiers, parmi eux le chef de l’unité de sécurité présidentielle Cat Team, Marc-Arthur Phébé.

Selon des sources dignes de foi, ce dernier percevait mensuellement 250.000 gourdes chez le commerçant pour un travail restant à définir.
spp/Radio Kiskeya

Liliane Pierre-Paul éléments Aller à la galerie de Liliane Pierre-Paul