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Muscadin Jean Yves Jason fait le point sur sa situation

Poursuivi en justice suite à l’incendie du marché du port, l’ancien maire de Port-au-Prince dénonce un montage qui serait orchestré par le ministre chargé des relations avec le Parlement, Ralph Théano, un ex-membre de son administration, avec la complicité du chef du parquet, Jean Renel Sénatus

Publié le jeudi 28 juin 2012

Mercredi 27 juin 2012 18h44 Muscadin Jean-Yves Jason
30 A, 2e ruelle Jérémie

Port-au-Prince, HAITI, ht 6116
37022418

AFQN’I : # 1

AFIN QUE NUL N’EN N’IGNORE

Mise au point dans le cadre de la prétendue AFFAIRE Jason

Je suis, Muscadin Jean-Yves Jason, identifié au # NIF 003-128-262-3 demeurant et domicilié à Port-au-Prince au # 30 A de la ruelle Jérémie, maire élu de Port-au-Prince révoqué illégalement et inconstitutionnellement par le président de la République d’Haïti et le gouvernement Conille le 23 février 2012.

Citoyen libre et de bonne moeurs, je crois devoir informer l’opinion publique nationale et internationale, les élus d’Haïti particulièrement les honorables sénateurs, députes et maires et du monde, les organisations des droits humains que ma vie est en danger parce que je suis l’objet de persécution politique. Depuis un certain temps sous couvert d’invitation de la justice haïtienne et formellement du parquet de Port-au-Prince dirigé à titre de commissaire du gouvernement par Jean Renel Sénatus, on a voulu m’incarcérer d’avoir tiré sur ma propre maison dans la nuit du 4 au 5 avril 2012 et déclaré disposer de « plaintes » concernant ma personne.

Le 12 avril 2012, lors d’une invitation que le commissaire m’adressa, mes avocats et la presse ont vu Ralph Ricardo Théano, ministre des relations avec le parlement haïtien, transporter de faux témoins dans sa voiture de fonction et haranguer sa meute sur la cour du parquet pour me faire inculper par le dit commissaire pour cause de clameur publique. En me faisant représenter par mes avocats, j’ai fait échouer le coup – tous ceux qui étaient présents lors de cette farce l’avaient assimilée à un montage et demandaient si monsieur Théano était devenu le ministre des relations avec le parquet .

Le 19 juin 2012, j’ai reçu au 30 A de la ruelle Jérémie, une invitation du parquet qui voulait entendre Yves Muscadin Jason concernant l’incendie du marché du port. Mes avocats en demandant au commissaire de formaliser son invitation l’a fait sortir de la réserve caractérisant sa fonction pour l’entendre déclarer dans les médias qu’il m’arrêtera chez moi le jeudi 21 juin du courant à 11 heures comme délinquant. Ce commissaire a, depuis, émis contre moi un mandat d’amener et une interdiction de laisser le pays.

Comme l’a expliqué mes avocats dans leur lettre du 20 juin au commissaire, je suis un justiciable comme tous les citoyens mais je ne suis pas disposé à laisser violer mes droits. J’affirme être prêt à répondre à toute invitation d’un juge d’instruction adressée à Muscadin Jean-Yves Jason à partir du moment que mes avocats la valident.

Présentation des concernés par cette démarche de persécution.
- Je ne connais pas le commissaire du gouvernement que j’ai rencontré une seule fois dans ma vie au champ de mars lors des festivités pré-carnavalesques et lui ai parlé en trois occasions au téléphone.

Monsieur Sénatus, vous avez dit à vos « amis » que vous êtes en service commandé et prêt à m’humilier comme requis - Soit ! Je profite de cette mise au point pour vous réclamer le respect dû à un citoyen et au maire de Port-au-Prince.

A noter que ce n’est pas la première fois qu’on accuse, pour ternir l’image de l’élu local, du maire de Port-au-Prince et des maires d’Haïti de brûler des équipements publics. Il faudra trouver d’autres prétextes. Vous voulez discréditer le maire de Port-au-Prince tant au niveau national qu’international en parlant d’administration de corrompus, lors du coup d’état, je suis parti en laissant les documents à mon bureau et la comptabilité générale est encore fonctionnelle. Faites-les parler. Si ce n’est trop vous demander.

Prière de vous rappeler, cher fils de Mars, que je suis ( encore ) un élu responsable et fier de servir honnêtement et avec beaucoup de sérieux la capitale d’Haïti. Autrement dit, vous vous attaquez à :
« Quelqu’un qui voit détruit l’ouvrage de sa vie
Et sans dire un seul mot se met à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Quelque qui peut supporter d’entendre ses paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur lui leur bouche folle,
Sans mentir lui-même d’un seul mot »

J’ai déjà bu l’eau de la calomnie et saurai, encore une fois, faire de cette souffrance un motif de joie et finirai par trouver mon vrai destin.

- Je connais monsieur Théano. Il fut le directeur général de la mairie de Port-au-Prince révoqué pour sabotage de l’administration par le conseil municipal et d’autres actes innommables dans ce document pour l’histoire.

Nous sommes en 2007. Une note interne à la Mairie dite délibérations à l’extraordinaire du conseil municipal en date du 26 octobre 2007 est publiée. Dans cette note, les considérants ci-après étaient accablants pour l’ancienne administration :
« -Compte tenu des problèmes rencontrés par l’Administration municipale dans le cadre de son organisation tant administrative que financière ;
- Compte tenu des activités entreprises dans les rues de Port-au-Prince par certains fonctionnaires et employés mettant en périls l’honnêteté et l’intégrité du Conseil ;
- Compte tenu du fait que les résultats attendus au cours de la période de transition pour entrer d’une façon ordonnée dans le nouvel exercice budgétaire n’ont pas été obtenus ;
- Compte tenu du fait que l’Administration générale composée de l’ensemble des Directions semble portée sur les activités au lieu de travailler sur les politiques afin d’élaborer des programmes pour les convertir en projets desquels proviendraient des réalisations structurantes ;
- Compte tenu du fait que les instances étatiques telles la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif et le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales s’inquiètent des finances de la Mairie par rapport aux Payrolls des mois de juillet, août et septembre 2007 considérés de fait comme arriérés de salaire additionnés aux dettes de l’Administration s’élevant à plus de 80.000.000.00 de gourdes ( une dette de l’ancienne administration – c’est moi qui souligne) ;
- Compte tenu du fait que l’Administration est totalement dysfonctionnelle et le gel des comptes de la Mairie, une anomalie tendant à paralyser la Mairie constamment harcelée par des vandales que les Responsables de l’Institution n’arrivent pas à contenir.
Il a été prescrit :
a- la Restructuration de l’Administration municipale
b- un Pacte fiscal
c- une nouvelle orientation de l’Administration municipale .

La conclusion des dites délibérations a rendu fou le directeur général de l’administration municipale qui avait été démis de ses fonctions et intégré au cabinet des Maires. Je lis : « Le Conseil serait heureux si, au bout de ces 3 ans à venir, il pouvait atteindre son objectif qui est de garder au maximum les finances saines tout en travaillant à permettant de vivre dans une Commune accueillante, dynamique et où les gens sont heureux :
- accueillante, avec la réhabilitation de notre patrimoine au travers de l’opération de Développement communautaire ;
- dynamique en facilitant le développement dans les 35 quartiers d’un sentiment d’appartenance et en mettant en place une Commission de développement économique et en veillant à son bon fonctionnement
- où les gens sont heureux en nous prêtant à leur écoute et en réalisant un maximum de leurs souhaits pour autant qu’ils soient raisonnables et dans les limites de nos possibilités.
Délibérations exécutoires.
Port-au-Prince ce 26 octobre 2007
Muscadin Jean-Yves Jason
Président du Conseil
ET Maire Principal
Guercy Mouscardy
Maire Adjoint ET Membre
Nadège J. Augustin
Maire Adjoint ET Membre
Consignées dans le registre des délibérations du Conseil par :
Gertie Fontilus
Secrétaire de Séance

Une semaine plus tard, un document considéré comme le « payroll » de la Mairie circula et diffusé dans les médias avec une particularité : « des ministres et des hauts gradés de la PNH sont des salariés de l’administration municipale ». Je fus interpelé par le MICT, obligé d’accorder des interviews et surtout jouer à l’invité du jour dans les médias à haute écoute, radio Vision 2000/ cf. Valéry Numa pour les archives. Alerté, le service d’intelligence de l’administration municipale me présenta un rapport mettant en cause l’ex directeur général qui fut révoqué de la mairie. Et pour se venger, il s’aboucha à mes détracteurs. Aujourd’hui, il est ministre donc… armé pour me faire payer.

Les autres concernés seront cités en temps et lieu.

Ma conclusion.
Personne n’est à l’abri de ce genre de cruauté ou de vengeance mais pour avoir vécu les persécutions, je suis prêt à me battre pour rester en vie et faire respecter ma dignité. Il faut de la sérénité et de l’élégance pour faire les pas importants de la vie.

J’appelle au réveil national et international pour combattre cette tentative d’assassinat sans masque.

Port-au-Prince, le 25 juin 2012

Muscadin Jean-Yves Jason
. ° .Pour authentification

P.S Une copie de ce document a été acheminée à la rédaction de Radio Kiskeya