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Haïti-ONU-Agression

Des casques bleus brésiliens tentent d’investir la Faculté des sciences humaines

Les responsables académiques et les étudiants dénoncent une « provocation » après des tirs injustifiés des soldats de la MINUSTAH qui ont provoqué une vive panique et fait plusieurs blessés

Publié le vendredi 15 juin 2012

La Faculté des sciences humaines, symbole de la résistance de l’université aux tentatives de retour à l’oppression ces dernières années, était en proie vendredi à une vive tension suite à l’intervention musclée de casques bleus brésiliens qui, à plusieurs reprises, ont cherché à pénétrer dans l’enceinte de l’institution causant des scènes de panique et plusieurs blessés.

Les pare-brise d’au moins deux véhicules ont également volé en éclats.

Des étudiants ont été victimes de chutes brutales au moment où ils fuyaient les balles en caoutchouc que tiraient les soldats de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).

Dénonçant dans la presse une véritable provocation après avoir alerté le recteur de l’université d’Etat, Jean Vernet Henry, le coordonnateur de la FASCH, Hancy Pierre, a fait savoir que la descente des militaires étrangers a interrompu une assemblée mixte qui se tenait.

En colère, étudiants et professeurs étaient particulièrement angoissés en fin d’après-midi, quand une centaine d’agents encagoulés du bataillon brésilien ont de nouveau assiégé la faculté sous prétexte qu’ils venaient récupérer une grenade lancée mais qui n’avait pas explosé.

De leur côté, plusieurs étudiants s’exprimant au micro de Radio Kiskeya ont exigé des autorités un retour à l’ordre immédiat et appelé au départ du pays des forces d’occupation de l’ONU accusées notamment d’être responsables de la meurtrière épidémie de choléra..

La MINUSTAH n’avait pas encore réagi vendredi soir à cette offensive injustifiée des casques bleus partis à l’assaut d’un espace universitaire totalement inviolable, selon la constitution.

Présente depuis 2004 en Haïti, la force onusienne compte environ 10.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya

Liliane Pierre-Paul éléments Aller à la galerie de Liliane Pierre-Paul