Arrivé à la tête du pays le 14 mai 2011 à l’issue d’un processus électoral scabreux conduit sous le diktat de la communauté internationale, l’ancien chanteur Michel Martelly dit « Sweet Micky » a bouclé lundi la première année de sa présidence à travers des activités dont le point d’orgue a été l’inauguration en soirée du gymnasium Vincent rénové assombrie par la pluie.
Des flaques d’eau ont en effet contraint le personnel du complexe sportif de déplacer le parquet mobile flambant neuf et d’utiliser des seaux pour assécher le terrain de basketball où les deux demi-finales prévues dans le cadre du tournoi de la présidence ont donc démarré avec un certain retard.
Se félicitant des travaux de rénovation réalisés en quelques mois grâce à un support financier d’environ 1 million de dollars de l’USAID, le Président Martelly a promis d’offrir aux jeunes des installations sportives encore plus grandioses que le gymnasium construit sous l’ex-Président à vie Jean-Claude Duvalier et qui était laissé à l’abandon ces dernières années.
Les trous dans le toit inachevé de l’établissement sportif n’ont pu gâcher la fête. Devant un public surchauffé, qui entonnait des chansons interprétées par des artistes, Michel Martelly et sa famille ont accueilli le nouveau Premier ministre Laurent Lamothe et les membres de son gouvernement qui venaient de franchir victorieusement au Parlement l’ultime étape du processus de ratification.
Cette journée de célébration avait commencé par une cérémonie très particulière de rallumage au Champ de Mars, près de la statue du marron inconnu, de la « Flamme éternelle » portant l’empreinte de l’ancien dictateur François Duvalier et que les soubresauts politiques de l’après-86 avaient emportée.
Le chef de l’Etat a placé ce geste sous le signe du rappel de l’héritage historique et symbolique que charrie Haïti, première république nègre du monde et terre d’abolition de l’esclavage.
Si M. Martelly s’est aisément octroyé dans la presse la note quasi-parfaite de 9 sur 10 pour sa première année passée au timon des affaires, en revanche, divers représentants de la classe politique et de la société civile n’ont pas hésité à qualifier de négatif le bilan des douze derniers mois. spp/Radio Kiskeya
