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Les membres du CEP frappés d’interdiction de départ

A la requête de la Commission sénatoriale d’enquête sur la corruption au CEP

Publié le lundi 23 mai 2011

Le chef du Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince, Me Harycidas Auguste, a adressé le 19 mai dernier une correspondance au Directeur Général du Service de l’Immigration et de l’Emigration pour lui demander de passer des instructions formelles à ses services aux frontières terrestre, maritime et aérienne pour que les membres du Conseil Electoral Provisoire (CEP) ne puissent laisser le territoire de la République jusqu’à nouvel ordre.

La disposition concerne le président du CEP, Gaillot Dorsinvil ; le vice-président du conseil, Jean Thélève Pierre Toussaint ; les autres membres : Ribel Pierre, Anthénor Guerrier, Leonel Raphael, Jacques Belzin, Laurette Croyance. Mme Ginette Chérubin, qui avait annoncé sa démission de l’organisme électoral, est également frappée de la mesure, ainsi que le directeur général de l’institution électorale, Pierre Louis Opont.

Cette disposition a été prise sur requête adressée au Parquet par le président du Sénat, Rodolphe Joazile, lui-même sollicité par la Commission sénatoriale d’enquête sur la corruption au niveau du CEP, notamment à l’occasion de la publication des résultats des dernières Législatives. Dans une lettre adressée le 17 mai au président du Grand corps, le président de la commission, le sénateur Youri Latortue (Artibonite, Nord, AAA) souligne qu’ « en raison de témoignages déjà recueillis et dans le but d’éviter toute fuite vers l’étranger de membres du CEP, il serait utile que des mesures conservatoires soient prises contre tous les membres de l’organisme électoral ».

Le CEP est très décrié depuis la publication des résultats des dernières Législatives. Des parlementaires et des candidats l’ont publiquement accusé d’avoir trafiqué les suffrages exprimés contre de fortes sommes d’argent. Le président de la République, Michel Joseph Martelly, avait exigé l’ouverture d’une enquête sur les troublantes allégations formulées contre l’organisme électoral. [jmd/Radio Kiskeya]