> Actualité > L’organisme de droits humains CARLI réclame des explications et des sanctions (...)

Haïti-Droits humains

L’organisme de droits humains CARLI réclame des explications et des sanctions contre des policiers auteurs de "l’assassinat" à Port-au-Prince d’un jeune étudiant en Droit

La police avait revendiqué la légitime défense concernant cet incident

Publié le lundi 1er novembre 2010

Le Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI) dénonce dans un communiqué en date du 29 octobre, « l’assassinat » par des policiers, le 18 octobre dernier à Port-au-Prince, du jeune Frantzy Duverseau (31 ans), étudiant en 4ème année à la Faculté de Droit de l’Université de Port-au-Prince.

L’organisme de droits humains précise que l’incident s’est produit en la résidence de la victime, à la rue Carmelot (Bois-Verna, à Port-au-Prince) au moment où la victime tentait de s’opposer à des actes de violence exercés par le conjoint de sa sœur Fabienne Duverseau, le nommé Enold Florestal.

A la requête de l’agresseur, « Les policiers, au nombre de quatre (4), arrivés sur les lieux à bord d’un véhicule immatriculé 1-147, ont tenté d’appréhender de force Frantzy Duverseau et d’autres membres de la famille. Devant la résistance de Frantzy Duverseau, l’un des policiers l’a alors froidement abattu », indique le CARLI.

Le secrétaire général de l’organisme de droits humains, Me Renan Hédouville, « exige des explications sur cet assassinat et demande aux autorités judiciaires de mettre l’action publique en mouvement contre les auteurs de ce crime, conformément à la loi pénale et au respect du droit à la vie garanti par tous les instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme ».

A rappeler qu’au lendemain du drame, le commissaire principal de la police de Port-au-Prince, Michel-Ange Gédéon, interrogé par Radio Kiskeya, avait soutenu que deux des policiers étaient blessés et qu’ils avaient réagi en légitime défense. Des parents de Frantzy Duverseau interrogés dans le même temps, avaient laissé entendre que ce dernier refusait d’être emmené au-delà de 6 heures p.m., heure limite fixée par la Constitution pour les arrestations nocturnes. Tout en niant toute agression contre les policiers, ils avaient tout aussi bien reconnu que le jeune Duverseau détenait une machette au moment où il a été abattu. [jmd/Radio Kiskeya]

Liliane Pierre-Paul éléments Aller à la galerie de Liliane Pierre-Paul