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Haïti-Prisons

Trois morts lors d’une tentative d’évasion au Pénitencier national

Aucun évadé, selon la police

Publié le dimanche 17 octobre 2010

Une tentative d’évasion au Pénitencier National dimanche matin s’est soldée par la mort par balle de deux détenus et le décès d’un troisième par asphyxie, selon le porte-parole de la Police Nationale d’Haïti (PNH), le commissaire Frantz Lerebours.

Aucun prisonnier n’a eu le temps de s’échapper, a précisé le responsable de police, notant que l’effectif de la population du principal centre pénitentiaire du pays qui s’élevait à 1.535 détenus avant l’incident est maintenant de 1.532 après le décès des 3 prisonniers dont il n’a pas révélé l’identité.

Contrairement aux informations qui circulaient dans la matinée selon lesquelles les mutins avaient désarmé des casques bleus de l’ONU qui avaient pénétré l’enceinte de la prison, le commissaire Lerebours précise que c’est plutôt un agent pénitentiaire qui l’a été. Il affirme cependant dans le même temps que les mutins étaient en possession d’une mitraillette Uzi (de fabrication israélienne) et de deux fusils de calibre 12. Il ajoute que les deux tués par balle l’ont été au cours des échanges de tirs avec l’Unité d’intervention du centre pénitentiaire.

Le porte-parole de la PNH indique qu’un rapport sur les circonstances de l’incident devrait être remis par la direction du Pénitencier national à l’instance compétente de l’institution policière et au Ministère de la justice qui la coiffe. Entre-temps, la sécurité de la prison a été renforcée, ajoute-t-il.

Les coups de feu enregistrés lors de l’incident ont créé une certaine panique au centre de Port-au-Prince, notamment dans les parages du Palais national (siège de la présidence) situé à quelques blocs.

Le Pénitencier national est le théâtre de fréquentes évasions spectaculaires, dont la plus extraordinaire remonte au séisme du 12 janvier 2010. Plus de 5.000 détenus, dont certains réputés dangereux, avaient alors laissé la prison sans avoir apparemment rencontré une quelconque résistance de la part des agents pénitentiaires. Ils sont moins d’un millier à avoir été entre-temps repris. Plusieurs individus tués lors d’affrontements ici et là avec la police sont pour la plupart présentés comme des fugitifs. [jmd/Radio Kiskeya]