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Haïti-Intempéries

Alerte rouge pour quatre départements

Les populations des différentes régions, particulièrement du Sud, du Sud-Est, des Nippes et de la Grand’Anse, sont appelées à la plus grande prudence face à la présence dans la Caraïbe d’un centre de basse pression ; des inondations ont causé des dégâts non encore estimés

Publié le mardi 25 mai 2010

L’alerte rouge aux inondations a été décrétée mardi dans toute la partie sud d’Haïti pour les prochaines 72 heures face à la détérioration des conditions météo provoquée depuis le week-end écoulé par une zone de basse pression localisée dans l’Océan Atlantique, selon le bulletin spécial #5 du centre national de météorologie.

Des dégâts matériels relativement importants sont signalés dans plusieurs régions.

Quelques heures après l’activation du plan national de gestion des risques et des désastres, le secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres a décidé de placer en état d’alerte vigilance rouge les départements du Sud, du Sud-Est, des Nippes et de la Grand’Anse (sud-ouest).

Des pluies diluviennes susceptibles d’entraîner des inondations, glissements de terrain et effondrements de bâtiments peuvent s’abattre sur ces régions dont les habitants sont appelés à la plus extrême prudence.

Les rivières en crue doivent être notamment évitées et les zones à hauts risques évacuées.

Quant aux autres départements, où les mêmes consignes de sécurité sont en application, ils sont exposés à des risques d’intensité moindre, précise le centre national de météorologie.

Officiellement, la protection civile n’a pas encore fait état de pertes en vies humaines. Mais, des inondations ont affecté des communes du département du Nord et des Nippes (sud-ouest) de même que Léogâne et Gressier (ouest) où des dégâts ont été enregistrés.

A Petite-Rivière de Nippes, les responsables de la protection civile soulignent que des rivières sorties de leur lit ont dévasté des plantations et perturbé les activités scolaires.

D’importantes précipitations ont été enregistrées ces derniers jours tant à Port-au-Prince qu’en province, laissant présager une saison cyclonique très mouvementée à partir du 1er juin dans un pays dont l’écosystème a été encore plus fragilisé par le séisme destructeur de janvier. spp/Radio Kiskeya