> Actualité > Quatre militaires espagnols tués dans le crash d’un hélicoptère

Haïti-Espagne-Accident

Quatre militaires espagnols tués dans le crash d’un hélicoptère

L’épais brouillard de la région montagneuse difficile d’accès de Fond Verrettes, où s’est produite la catastrophe, pourrait avoir provoqué la chute de l’appareil qui revenait d’une mission en République Dominicaine ; la ministre espagnole de la défense, Carme Chacòn, attendue samedi à Port-au-Prince dans le cadre de l’enquête ouverte sur les causes de l’accident

Publié le vendredi 16 avril 2010

Un hélicoptère militaire espagnol, n’appartenant pas à la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), s’est écrasé vendredi à Fonds Verrettes (50 km au sud-est de Port-au-Prince), tuant les quatre occupants de l’appareil, a annoncé le maire la commune, Junel Jean, interrogé par Radio Kiskeya alors qu’il se trouvait sur les lieux du crash.

Le responsable signale qu’il était extrêmement difficile d’identifier les corps retrouvés calcinés. Seuls les documents d’identité d’un ressortissant espagnol avaient pu être récupérés vendredi après-midi.

Les causes de l’accident survenu dans la localité montagneuse de Gros Cheval demeuraient encore inconnues.

Cependant, le manque de visibilité pour la navigation aérienne serait l’une des hypothèses plausibles.

Pour sa part, le porte-parole a.i de la MINUSTAH, George Ola-Davies, précise que le crash de l’hélicoptère s’est produit à 10h30 heure locale (14h30 GMT).

Une équipe de recherche et un hélicoptère de reconnaissance chiliens ont été envoyés à Fond Verrettes, près de la frontière avec la République Dominicaine. L’hélicoptère onusien n’a cependant pas pu se poser en raison du relief accidenté du terrain.

"Les chiliens envoyés sur les lieux n’ont pas pu détecter de survivants au sol simplement parce qu’ils n’ont pas pu atterrir", a ajouté M. Ola-Davies.

A Madrid, le ministère de la défense a confirmé dans un communiqué le décès des quatre militaires espagnols qui regagnaient Haïti avec une expédition logistique qu’ils venaient de récupérer en République Dominicaine.

L’hélicoptère appartient à la flotte aérienne du navire amphibie espagnol "Castilla" en mission humanitaire en Haïti.

C’est d’ailleurs sur ce bateau que les corps des victimes devaient être acheminés pour être rapatriés, souligne le communiqué relayé par l’agence espagnole EFE.

La ministre espagnole de la défense, Carme Chacòn, doit arriver samedi à Port-au-Prince pour s’informer des causes de l’accident et régler les formalités relatives au rapatriement des disparus, a annoncé un porte-parole.

Elle sera notamment accompagnée du chef d’état-major de la défense (JEMAD), le général José Julio Rodrìguez.

Comme beaucoup d’autres pays, l’Espagne avait dépêché son propre contingent militaire pour participer à l’effort humanitaire et à la reconstruction d’Haïti au lendemain du tremblement de terre ayant ravagé le pays le 12 janvier avec un bilan officiel de 230.000 morts.

450 soldats du Royaume ibérique, qui ne font pas partie de la force de maintien de la paix de l’ONU, sont actuellement déployés sur le terrain.

En octobre 2009, 11 casques bleus uruguayens et jordaniens avaient péri dans l’écrasement de leur avion qui s’était produit dans la même région montagneuse de Fond Verrettes. spp/Radio Kiskeya