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Haïti-Gouvernement-Corruption-Elections
Quant aux élections, elles se tiendront, déclare Préval rappelant que Haïti est un pays souverain
dimanche 14 mars 2010,
De retour dimanche d’un séjour d’une semaine aux Etats-Unis et à l’Ile de la Dominique, le président René Préval s’est inscrit en faux contre les allégations de corruption du gouvernement Bellerive contenues dans un dernier rapport du Département d’Etat américain.
Le chef de l’Etat dit reconnaître l’existence de la corruption dans le pays, mais il affirme catégoriquement que celle-ci n’existe pas au niveau du gouvernement Bellerive. Et ce ne fut pas également le cas pour des gouvernements tels que ceux de Rosny Smarth, Jacques Edouard Alexis et Michèle Pierre-Louis, a-t-il ajoute.
M. Préval a alors fait allusion aux institutions financières internationales, se demandant si elles sont complices du gouvernement ou ne savent pas ce qu’elles font quand elles ont augmenté l’aide à Haïti et annulé une partie de la dette externe du pays, "en raison d’une gouvernance qui a fait ses preuves". Il s’est également interrogé sur les motifs d’une "campagne" contre le gouvernement juste après le tremblement de terre du 12 janvier.
Quant aux élections, elles se tiendront, a déclaré M. Préval, précisant que la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton est aussi d’avis qu’elles se tiennent. La chef de la diplomatie amricaine avait pourtant repondu a M. Preval, lors d’une conference de presse conjointe a Washington mardi dernier que "les elections se tiendront des que possible". En reference a la question des elections, M. Preval a de plus précisé que Haïti est un pays souverain. Le chef de l’Etat a déclare par ailleurs s’attendre à ce que diront en décembre 2010 ceux qui, aujourd’hui, ne sont pas en faveur de la tenue des élections. Il a souhaité qu’un président et un parlement élus entrent en fonction à son départ, le 7 février 2011.
Le chef de l’Etat a fait ces déclarations à sa sortie de l’aéroport international de Port-au-Prince.
Auparavant, à l’occasion d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, il avait de nouveau sollicité la réorientation de l’aide afin de protéger la production nationale. Il avait aussi cité, au nombre de ses priorités, la réouverture des classes, des abris pour les sinistrés, la construction d’infrastructures et la décentralisation. [jmd/Radio Kiskeya]