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Haïti-Cyclones-Technologie
La destruction massive des systèmes de communication lors du tremblement de terre risque de réduire la circulation de l’information au cours de la prochaine saison cyclonique, préviennent des météorologistes réunis aux Bermudes sur le cas d’Haïti
mardi 9 mars 2010,
Haïti doit avoir un nouveau système d’alerte météorologique pour pouvoir anticiper l’arrivée des ouragans, après le tremblement de terre du 12 janvier qui a considérablement détruit les réseaux de communications, ont déclaré mardi des experts participant aux Bermudes à une réunion sur l’amélioration des services météorologiques en Haïti.
Des scientifiques issus de 30 pays doivent mettre fin mercredi à trois jours de discussions centrés sur les meilleurs moyens d’éviter au pays de nouveaux désastres naturels.
"L’un des thèmes sur lesquels ils vont se pencher est l’amélioration des communications", a indiqué à l’AFP Robert Masters de l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
L’expert précise qu’en temps normal, 80% des haïtiens pouvaient être prévenus de l’imminence d’un cyclone. "Mais, maintenant, avec le séisme, ce ratio est passé à 20% parce que les gens n’ont pas d’électricité, de télévisions et de radios", a-t-il fait remarquer.
"C’est important de trouver de nouveaux moyens de faire circuler l’information pour s’assurer que les gens sont prévenus de l’arrivée d’épisodes météorologiques difficiles", a ajouté M. Masters.
Au lendemain du séisme qui a fait officiellement au moins 200.000 morts, des prévisionnnistes américains avaient mis en lumière l’extrême vulnérabilité d’Haïti qui pourrait se retrouver, cette année, sur la trajectoire d’un ou de plusieurs ouragans pouvant prendre naissance lors d’une saison cyclonique "plus élevée que d’ordinaire".
Victime depuis plusieurs décennies d’une dégradation environnementale accélérée, le pays a déjà enregistré une vingtaine de morts et plus de 3.000 sinistrés suite à des averses qui s’étaient abattues, il y a une semaine, sur les départements du Sud et des Nippes (sud-ouest).
En 2008, le passage de quatre ouragans et tempêtes tropicales avait fait des centaines de morts, affecté 800.000 personnes et causé des dégâts estimés à plus d’un milliard de dollars.
La saison cyclonique s’ouvre officiellement dans l’Océan Atlantique le 1er juin pour s’achever le 30 novembre. spp/Radio Kiskeya