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Haïti-USA-Criminalité
Affirmant avoir été possédé par un mystérieux "esprit démoniaque", Mesac Damas qui, sans état d’âme, est passé aux aveux, doit désormais affronter la justice américaine
mardi 22 septembre 2009,
Mesac Damas, auteur présumé d’un carnage retentissant contre son épouse et leurs cinq enfants en bas âge, a été extradé mardi en début de soirée vers les Etats-Unis pour y être jugé.
Remis à l’aéroport international Toussaint Louverture par la Police Nationale à des agents de la police américaine venus spécialement le chercher, le forcené, arrêté 24 heures plus tôt à Port-au-Prince, a été renvoyé en Floride d’où il était parti précipitamment vendredi dernier.
Il a embarqué sous forte escorte à bord d’un vol commercial.
Quelques heures après son départ de Miami, sa femme Guerline Dieu Damas, 32 ans, et les enfants, âgés de 11 mois à 11 ans, avaient été retrouvés massacrés dans leur appartement à Naples (200 km à l’ouest de Miami).
Le directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, a fait savoir à Radio Kiskeya qu’au cours son interrogatoire Mesac Damas, 33 ans, a avoué les avoir exécutés tout en restant évasif sur le mobile de ce sextuple assassinat abominable. Une force mystique y serait, dit-il, pour quelque chose.
Le chef de la DCPJ précise que la police haïtienne avait engagé des discussions avec l’ambassade américaine afin de faciliter les formalités administratives qui devaient précéder le retour en Floride du fugitif.
Haïti et les Etats-Unis sont liés par un traité d’extradition.
Dans des déclarations faites à la presse en créole, M. Damas a souhaité que la peine de mort soit requise contre lui avant même les funérailles des six membres de sa famille qu’il a fait brutalement disparaître. Estimant qu’il devait répondre de sa folie meurtrière devant Dieu et non devant les hommes, le tueur présumé s’est payé le luxe d’exhorter les couples à éviter l’interférence de leurs familles dans leurs relations conjugales.
Cette affaire macabre, qui a fortement secoué la communauté haïtienne des Etats-Unis, a également défrayé la chronique en Haïti où beaucoup de gens sont visiblement en état de choc. spp/Radio Kiskeya