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Haïti-Politique-Aristide
Ils exigent le retour immédiat de leur leader, diabolisent le Président Préval, le CEP et les GNBistes de 2004
samedi 28 février 2009,
Plusieurs centaines de partisans de Fanmi Lavalas ont manifesté samedi à Port-au-Prince pour réclamer le retour immédiat de Jean-Bertrand Aristide et la présence de son parti aux prochaines sénatoriales partielles, à l’occasion du cinquième anniversaire de la chute de l’ex-Président Lavalas, le 29 février 2004.
Conduits notamment par René Civil, le leader de JPP, les manifestants s’en sont pris au Président René Préval, accusé d’avoir trahi leur vote aux présidentielles de 2006 et les GNBistes rendus responsables avec des secteurs de la communauté internationale du présumé kidnapping dont aurait été victime M. Aristide.
Des unités spécialisées de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont dû mettre en place un imposant dispositif de sécurité devant le siège du Conseil électoral provisoire à Delmas (banlieue est de la capitale) pour en empêcher l’accès aux partisans d’Aristide. Ils voulaient, en effet, y protester contre l’exclusion de Fanmi Lavalas des législatives du 19 avril, arguant que « l’organisation des élections est impossible sans la participation du parti le plus populaire d’Haïti ».
Pour sa part, René Civil, qui estime que, cinq ans après son départ précipité, Aristide demeure le « leader le plus populaire du pays », appelle la base Lavalas à rester mobilisée et à se tenir prête à mettre en application les prochaines instructions du parti.
Autre orateur à être intervenu, Ansyto Félix, représentant de la commission de mobilisation permanente de Fanmi Lavalas. Il a aussi pointé du doigt le régime du Président Préval qui aurait décidé d’écarter Lavalas de la course électorale parce que sa « popularité fait peur ».
Partie des ruines de l’ancienne église de St-Jean Bosco où officiait le curé Jean-Bertrand Aristide jusqu’à son élection en 1990, la manifestation a sillonné sans incident plusieurs quartiers de Port-au-Prince.
Sous la pression conjuguée d’une grande mobilisation populaire pacifique, d’une insurrection armée et de la communauté internationale, Jean-Bertrand Aristide avait cédé le pouvoir en 2004 après avoir sombré dans des dérives totalitaires. Il vit depuis en exil en Afrique du Sud. spp/Radio Kiskeya