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Haïti-16 décembre-Aristide-Manifestation
Le retour de l’ex-Président Lavalas réclamé à cor et à cri à l’occasion du 18e anniversaire des élections historiques du 16 décembre 1990
mardi 16 décembre 2008,
Plusieurs milliers de partisans de Jean-Bertrand Aristide ont exigé le « retour à court terme » de leur leader et annoncé leur intention de « reconquérir prochainement le pouvoir politique », lors d’une manifestation organisée mardi à Port-au-Prince pour commémorer le 18e anniversaire de l’accession de Lavalas au pouvoir.
« Nous sommes le courant politique majoritaire et Titid (Aristide) le leader le plus populaire », ont scandé des dirigeants de Fanmi Lavalas, dont René Civil, le leader de JPP qui haranguait une foule compacte au Champ de Mars, sur la place de la Constitution, point de chute de la manifestation. Plusieurs des orateurs s’en sont pris au Président René Préval qu’ils l’ont, une nouvelle fois, accusé de ne pas avoir honoré sa promesse de faire revenir Aristide, un engagement qu’il aurait pris lors des élections de 2006.
L’ex-Sénateur Lavalas Yvon Feuillé a appelé le chef de l’Etat à se pencher sérieusement sur le retour d’ici mars 2009 de Jean-Bertrand Aristide qui s’est exilé en Afrique du Sud depuis 2004.
D’autres dirigeants à l’image de l’ancien délégué du Sud, Jacques Mathelier, affirmé que des démarches seront entreprises auprès du futur Président démocrate américain, Barack Obama, dès son intronisation prévue le 20 janvier. Il lui sera notamment demandé de faire en sorte que le chef de Fanmi Lavalas soit à Port-au-Prince dès le 7 février, date anniversaire de la chute, en 1986, de la dictature des Duvalier.
Plusieurs parlementaires en fonction dont le président de la Chambre des Députés se joints aux manifestants. Pierre Eric Jean-Jacques a justifié sa présence par son désir de voir tous les exilés, Jean-Bertrand Aristide en tête, rentrer au bercail.
Cette nouvelle mobilisation des partisans de Lavalas a été marquée par quelques incidents mineurs. Un policier a été blessé à la main à coups de pierres, ce qui a porté les forces de l’ordre à tirer des coups de feu en l’air. Certains manifestants ne décoléraient pas contre les unités spécialisées de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui avaient établi un périmètre de sécurité autour du Palais National, empêchant tout accès au site ultrasécurisé.
Portant des t-shirts et des pancartes à l’effigie de leur leader les manifestants qui étaient partis devant la résidence d’Aristide à Tabarre (banlieue nord de la capitale) ont sillonné diofférents quartiers, dont le bidonville de Cité Soleil (nord), avant de mettre fin à leur mouvement au Champ de Mars (centre).
Elu triomphalement une première fois, lors des élections histroriques de 1990, Jean-Betrand Aristide n’avait pas pu boucler en 2004 son deuxième mandat et, sous des pressions diplomatiques, populaires et armées il avait abandonné le pouvoir.spp/Radio Kiskeya