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Haïti-Parlement-Premier ministre
Confiante, elle promet de diriger au « nom de l’intérêt collectif » , si elle devient Premier ministre
samedi 19 juillet 2008,
Le Premier ministre désigné, Michèle Duvivier Pierre-Louis, a effectué vendredi le dépôt de ses pièces au Sénat au lendemain du vote massif des Députés qui lui a permis de franchir sans coup férir la première étape du processus de ratification.
Le triomphe modeste, la candidate a remercié la Chambre basse de l’avoir maintenue dans la course, disant respecter les différentes positions qui se sont exprimées dans l’assemblée, peu importe leur orientation.
61 Députés, dont ceux du bloc parlementaire Concertation des parlementaires progressistes (CPP), ont approuvé sa désignation contre un seul vote d’opposition et 20 abstentions.
Répondant à une correspondance du président du Sénat, Kelly Bastien, qui l’invitait à remettre son dossier, Michèle Pierre-Louis s’est montrée modérément optimiste en rappelant que tout pouvait basculer dans un sens comme dans l’autre, selon l’orientation du vote des élus. Elle a toutefois promis, qu’en cas de succès, elle formulera sa déclaration de politique générale en conformité avec les préoccupations et affirmations des différents secteurs du pays y compris les parlementaires. L’éventuelle successeure de Jacques-Edouard Alexis fait du consensus son maître-mot. « « J’ose espérer que nous pourrons franchir, ensemble, la deuxième étape qui permettra de trouver une issue à la crise gouvernementale actuelle » , dira-t-elle plus tard dans une adresse à la nation transmise aux médias vendredi soir. Elle s’engage à « « gouverner le pays au nom de l’intérêt collectif et du bien commun » au bénéfice des « personnes qui l’ont soutenue, mais aussi de celles qui l’ont critiquée.
Le président du Sénat a rapidement confié le dossier du Premier ministre désigné au président de la commission spéciale de ratification, son collègue Michel Clérié. Incapable de dire si une date était d’ores et déjà retenue pour la présentation du rapport, Kelly Bastien a toutefois estimé que la situation du pays exigeait une accélération du processus en vue de combler le vide politique vieux de trois mois.
Depuis le 12 avril dernier et le vote de censure du Sénat, suite à de violentes protestations sociales contre la faim et la vie chère, le gouvernement démissionnaire ne fait que liquider les affaires courantes. Spp/Radio Kiskeya