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Audition du CSPN au Sénat autour des incidents de Grand-Ravine

Publié le mardi 21 novembre 2017

Le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) reçu lundi par la Commission justice, sécurité et défense nationale du sénat autour du dossier de l’intervention policière à Grand-Ravine qui s’est soldée par plus d’une dizaine de morts, dont 2 policiers. D’autres points à l’ordre du jour n’ont pas pu être abordés.

Selon le président du CSPN, le premier ministre Jack Guy Lafontant, l’enquête sur Grand-Ravine devait prendre fin hier ou ce mardi. Il dit avoir reconnu des failles dans l’opération policière menée à Grand-Ravine. Des sanctions seront prises contre toutes les personnes impliquées dans le dossier, assure-t-il.

Il en a profité pour présenter ses sympathies aux familles des victimes.

Condamnant les incidents de Grand-Ravine, le directeur général de la Police Nationale d’Haiti (PNH), Michel-Ange Gédéon, a également présenté ses sympathies aux familles des victimes policières et civiles. Il a fait état de l’avancement du dossier. Selon lui, le haut commandement de la PNH commence à mieux l’appréhender. La PNH a perdu une arme à feu de type M4 dans le cadre de l’opération, précise-t-il.

Il annonce des changements au niveau de certaines juridictions et de plusieurs départements.

Le président de la commission justice et sécurité du sénat, Jean Renel Sénatus, déclare que plusieurs failles ont été relevées dans l’opération policière menée à Grand-Ravine. Il a aussi fait des recommandations sur plusieurs autres dossiers dont les décisions illégales prises par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, ces derniers jours.

Il dit avoir constaté plusieurs problèmes au niveau du haut commandement de la PNH et de l’appareil judiciaire.

L’un des membres de la commission, le sénateur Ronald Larèche, déclare anormal, que le DG de la PNH, Michel-Ange Gédéon, n’ait pas été mis au courant de l’opération. Il appelle la Direction départementale de l’Ouest de la police (la DDO) à assumer ses responsabilités dans le dossier.

Il dit avoir constaté que la DDO et la Direction centrale de police administrative (DCPA) disposent de leur propre équipe et agissent à l’insu de la Direction Générale de la PNH.