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TPS : L’administration Trump souhaite faire le "bilan de la criminalité" des immigrants Haïtiens

Une exclusivité de l’Associated Press nous apprend que l’administration américaine a recours à cette mesure "peu orthodoxe" afin de déterminer du sort des détenteurs de la TPS

Publié le mardi 9 mai 2017

Dans un article daté de Washington (DC) ce 9 mai 2017, Alicia A. Caldwell de l’Associated Press nous apprend que l’administration Trump s’apprête à recourir à des mesures "non-orthodoxes" afin de déterminer du sort des immigrants haïtiens visés par l’expiration prochaine de la Temporary Protected Status (TPS) qui permettait à des milliers de nos compatriotes de rester illégalement aux États-Unis en raison de la précarité de la situation en Haïti suite au séisme du 12 janvier 2010.

Voici quelques extraits traduits librement de l’article de l’Associated Press :

"Les requêtes sur les antécédents criminels de la communauté ont été faites dans les emails internes du Service de Citoyenneté et Immigration des États-Unis dont l’Associated Press a obtenu copie. Ils montrent que le nouveau directeur de l’agence désir également savoir combien des quelques 50 000 haïtiens inscrits au programme de statut temporaire protégé (TPS) profitent de bénéfices sociaux auxquelles ils n’ont pas droit."

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"La demande de données criminelles sur une communauté au complet est peu orthodoxe. La loi ne précise pas que ce facteur devrait être pris en considération pour le statut temporaire protégé (TPS) et le gouvernement n’a jamais dit qu’il utiliserait le taux de criminalité pour décider si les citoyens d’un pays devraient être autorisés à rester dans le cadre de ce programme ou non. L’introduction de nouveaux critères est susceptible de provoquer la consternation chez les Haïtiens respectueux de la loi qui pourraient se sentir pénalisés pour les actes répréhensibles de leurs compatriotes."

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"Le directeur par intérim de l’USCIS a recommandé de laisser expirer le programme. Dans une note du 10 avril publié pour la première fois par USA Today, James McCament a déclaré qu’Haïti n’est plus en crise malgré sa pauvreté et son instabilité politique. Cependant, il veut permettre aux Haïtiens de rester jusqu’en janvier 2018 afin qu’ils aient le temps de prendre des dispositions pour partir volontairement. S’ils ne quittent pas les États-Unis d’ici là, le gouvernement pourrait les expulser de force.

Pourtant, John Kelly du Homeland Security a le dernier mot."

[...]

"Au cours de sa première semaine de travail, Kovarik, chef de la politique, a demandé aux fonctionnaires combien de fois les haïtiens ayant un statut temporaire (TPS) ont été reconnus coupables de « crimes de toute nature » et combien ont profité des avantages publics. Elle a demandé cette information dans quatre courriels distincts. Elle a également demandé combien d’argent les Haïtiens ont envoyé à la terre natale et à quelle fréquence ils ont voyagé en Haïti. Ce qui n’est pas dit c’est que les déplacements fréquents pourraient suggérer des conditions améliorées.

"S’il vous plaît creuser pour trouver des histoires (réussies ou non) qui montrent comment vont les choses en Haïti - c.-à-d. des histoires de reconstruction, des organismes non-gouvernementaux et à but non lucratif, comment les États-Unis aident certaines industries", écrit Kovarik le 28 avril. "Nous devrions également trouver un bilan des activités criminelles commis par un individu avec la TPS. Bien qu’il ne s’agisse que d’un échantillon non représentatif de l’ensemble de la situation, nous avons besoin de plus que « Haïti est un pays pauvre »." HI/RK

Article original :
https://apnews.com/740ed5b40ce84bb398c82c48884be616