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La Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique se souvient de ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants capturés en Afrique, déportés pour être vendus comme des bêtes de somme declare Michaelle Jean avant son intervention

MICHAELLE JEAN L’ ENVOYEE SPECIALE DE L’UNESCO POUR HAITI INTERVIENDRA CE MARDI A LA TRIBUNE DE L’ ONU A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE COMMEMORATION DES VICTIMES DE L’ESCLAVAGE

L’Envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti rappellera dans l’enceinte de l’ONU l’importance de la contribution d’Haïti, premier pays, dans toute l’histoire de l’humanité, à être né de la révolte et du combat triomphant d’esclaves pour la reconquête de leur liberté

Publié le lundi 24 mars 2014

Une note du service de communication de l’ ex Gouverneure Generale du Canada Mme Michaelle Jean annonce qu’ elle interviendra ce mardi a la tribune des Nations Unies a l’ occasion de la commemoration de la Journee internationale des victimes de l’esclavage(Lire l’ integralite du texte)

Ottawa, 24 mars 2014 – La très honorable Michaëlle Jean prendra la parole le 25 mars prochain à 15 h devant l’assemblée générale des Nations Unies, à New York, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.

L’Envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti rappellera dans l’enceinte de l’ONU l’importance de la contribution d’Haïti, premier pays, dans toute l’histoire de l’humanité, à être né de la révolte et du combat triomphant d’esclaves pour la reconquête de leur liberté. C’est d’Haïti que viendra l’impulsion de la lutte pour l’abolition de l’esclavage qui se propagera ensuite sur l’ensemble du continent.

« C’est grâce à l’opiniâtreté et au courage de valeureux combattants noirs comme Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Alexandre Pétion et à la hardiesse de dizaines de milliers d’esclaves que la première République noire a vu le jour en 1804, a déclaré Michaëlle Jean. Haïti a non seulement insufflé aux captifs des territoires environnants l’espoir de devenir enfin libres, mais elle a aussi offert une partie importante de ses ressources humaines et financières pour soutenir l’affranchissement des peuples des Caraïbes et de l’Amérique latine. »

La Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique se souvient de ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants capturés en Afrique, déportés pour être vendus comme des bêtes de somme.

On estime qu’entre 15 et 20 millions d’Africaines et d’Africains ont été ainsi arrachés à leur terre natale, dépossédés de leur humanité et transportés sur des bateaux négriers dans des conditions abominables, pour être condamnés, de génération en génération, aux travaux forcés, à l’asservissement total pendant plus de quatre siècles au profit d’un marché infâme et de l’économie des puissances coloniales européennes.

« C’est l’occasion, dit Michaëlle Jean, de tirer des leçons du passé et de réfléchir aux situations d’esclavage qui perdurent aujourd’hui encore à une moindre échelle qu’autrefois, mais qui n’en sont pas moins inacceptables. L’occasion aussi de réfléchir à l’origine et aux manifestations du racisme qui continue d’hypothéquer la vie et les chances de réussite de nombreuses personnes de race noire dans nos sociétés. »

L’Envoyée spéciale rappelle que c’est sur une proposition d’Haïti et des pays africains que l’UNESCO a lancé le projet « la route de l’esclave », qui célèbre cette année son 20e anniversaire. Le projet « la route de l’esclave » vise notamment à mieux faire comprendre l’histoire et les conséquences de l’esclavage dans le monde, à contribuer également à une culture de paix en favorisant la réflexion sur le pluralisme culturel et le dialogue interculturel.

Des bateaux négriers d’hier, pensons aux réfugiés de la mer d’aujourd’hui, au drame de milliers de personnes qui, cherchant à fuir la misère et l’oppression, s’entassent de leur gré dans des embarcations de fortune dans l’espoir d’une vie meilleure. L’actualité nous rapporte sans cesse le naufrage de ces embarcations et le tragique bilan des cadavres échoués sur les rivages. Le nombre d’individus à travers le monde qui sont soumis au travail forcé ou sont victimes de trafics humains qui échappent à la vigilance de la communauté internationale est aussi très préoccupant.

Cette journée internationale vient rappeler à l’ensemble du monde, qu’aujourd’hui comme hier, la lutte pour la liberté, l’égalité et la fraternité, pour le respect des principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme demeure une bataille cruciale.

Pour plus d’informations, communiquez avec :
Micheline Laflamme
mlaflamme.unesco@uOttawa.ca
613-618-2754

Liliane Pierre-Paul éléments Aller à la galerie de Liliane Pierre-Paul